Bilan en ergothérapie : évaluation de la douleur par l’échelle visuelle analogique

L’échelle visuelle analogique, ou EVA est échelle d’auto-évaluation. Elle est sensible, reproductible, fiable et validée aussi bien dans les situations de douleur aiguë que de douleur chronique. Elle doit être utilisée en priorité, lorsque c’est possible.

L’EVA se présente sous la forme d’une réglette en plastique de 10 cm graduée en mm, qui peut être présentée au patient horizontalement ou verticalement.
Sur la face présentée au patient, se trouve un curseur qu’il mobilise le long d’une ligne droite dont l’une des extrémités correspond à « Absence de douleur », et l’autre à « Douleur maximale imaginable ».
Le patient doit, le long de cette ligne, positionner le curseur à l’endroit qui situe le mieux sa douleur
Sur l’autre face, se trouvent des graduations millimétrées vues seulement par le soignant. La position du curseur mobilisé par le patient permet de lire l’intensité de la douleur, qui est mesurée en mm.

Matériel :

EVA, échelle visuelle analogique
Réglette EVA

Protocole :

Il faut bien expliquer au patient l’utilisation de la réglette et le laisser lui-même positionner le curseur.
Si la personne présente plusieurs siège douloureux, il faut les évaluer tous un par un.
Cotation :
De 0 à 10 avec 10 « douleur maximale ».

Où se le procurer :

La mienne m’a été donnée par un labo.
A voir avec le cadre de service, sinon elle est assez facile à « bricoler ».

Avis ergo :

C’est une très bonne échelle d’évaluation rapide de la douleur.
Elle devient encore plus pertinente si on y ajoute une description « subjective de la douleur » :

  • Douleur neuropathique :
    • Décharge électrique,
    • Brûlure
    • Démangeaison,
    • Froid douloureux,
    • Fourmillement,
    • Engourdissement,
    • Picotement.
  • Douleur nociceptive :
    • Serrement/pincement,
    • Battante,
    • Coup de poignard,
    • Déchirure,
    • Etirement,
    • Coup de marteau,
    • Torsion.
  • Douleur fonctionnelle : Caractère multiples, fluctuants, impossible à exprimer.

Toutefois elle nécessite que le patient soit compliant, communicant et comprennent le principe de la réglette.
De plus, elle peut être difficile à utiliser en gériatrie du fait des problématiques propres aux personnes âgées (compréhension, mobilité restreinte des doigts et de la main, trouble de la vue, troubles cognitifs…).

Sources :

  • Photos prises sur pinterest

L’auteur

Je m’appelle Claire-Elise, je suis ergothérapeute depuis 2007. J’ai commencé par un peu d’exercice libéral (pédiatrie) et d’hospitalier avant de complètement m’orienter vers la gériatrie. Depuis j’ai eu la chance de travailler au sein de différentes équipes et structures : Long séjour, unité protégée Alzheimer, Médecine gériatrique, Médecine polyvalente, Unité de soins palliatifs, EHPAD… Avant de poser mon « sac » au sein d’une Equipe Mobile de Gériatrie et d’un SSR polyvalent/SSR gériatrique et court séjour gériatrique … Pour le moment.

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